Amour, psycho-drame et brutalité : trois mots pour résumer le dernier film de Maïwenn, « Mon Roi », projeté actuellement dans les salles de cinéma finlandaises. Mis en lumière à Cannes avec le prix d’interprétation féminine pour Emmanuelle Bercot, le film a le mérite de ne laisser personne indifférent.

L’histoire est celle de Tony, une trentenaire au rythme de vie routinier qui intègre un centre de rééducation après une grave chute de ski. Dépendante du personnel médical et des antidouleurs, elle prend le temps de se remémorer l’histoire tumultueuse qu’elle a vécue avec Georgio (interprété par Vincent Cassel). Pourquoi se sont-ils aimés ? Qui est réellement l’homme qu’elle a adoré ? Comment a-t-elle pu se soumettre à cette passion étouffante et destructrice ? Une difficile reconstruction commence alors, un travail corporel qui lui permettra peut-être de se libérer définitivement…

Comme à son habitude, la réalisatrice Maiwenn  fait preuve d’une assez belle sensibilité pour filmer les petits instants anodins du quotidien et ses rebondissements les plus inattendus. Jugé pour certains trop consensuelle, ce long-métrage s’inscrit dans la mouvance esthétique de Polisse et du Bal des actrices, récompensé lors de la cérémonie des César avec dans les catégories « Meilleur film » et « Meilleur réalisateur ».

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