Le diagnostic d’une maladie est très souvent le résultat d’analyses biologiques ou anatomiques : une différence quantitative pour une donnée particulière (taux de sucre, nombre de globules rouges…) entre ce qui est observé en moyenne et chez le patient traduit pour le médecin l’existence d’une pathologie.

Cependant, le fait d’être malade se réduit-il une comparaison quantitative entre une « norme » et une « observation » ? Comment considérer les maladies psychiatriques dont le diagnostic n’est pas forcément lié à une analyse biologique ? Dans son livre, Le Normal et le Pathologique, Georges Canguilhem considère que santé et maladie sont avant tout définis par des critères qualitatifs, ressentis par le patient, et non par les médecins sur la base de résultats quantitatifs. Cette question de la normalité sera discutée avec trois experts en philosophie et médecine qui viendront exposer leur thèse et débattre avec vous de la normalité en médecine et plus largement, dans la société.

Intervenants :

– Paul Tiensuu, Université de Helsinki

– Risto Koskinen, Société de philosophie médicale de Finlande

– Martti Hyvönen, Association Coccyx

La discussion aura lieu en français et en finnois.

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