« Comment prendre en charge les traumatismes psychologiques post-attentats ? »

Il y a un an, jour pour jour, des terroristes islamistes pénétraient dans les locaux du journal satirique, Charlie Hebdo et tuaient douze personnes. La France n’avait pas connu de tel traumatisme depuis la guerre d’Algérie. Des millions de français descendirent dans la rue pour manifester leur colère, leur solidarité, leur tristesse. Le 13 novembre, la France a fait face à un nouveau drame, 130 personnes ont péri sous les balles des terroristes.

Boris Cyrulnik, un des plus éminents neuropsychiatres français, décrit dans un livre qui vient de paraître comment de tels événements peuvent créer des stress post-traumatiques collectifs identiques à ceux que l’on peut rencontrer chez des victimes de guerre. L’une des raisons expliquant cela est la sur-médiatisation des faits avec les chaînes d’information, les réseaux sociaux bouleversant notre perception des événements et pouvant ainsi provoquer des troubles psychologiques graves chez des individus.

Comment les prévenir, comment les soigner ? Quelle est la situation en Finlande ? C’est à ces questions que Boris Cyrulnik répondra en anglais en présence d’Eeva-Riitta Kokkonen, le 19 janvier à 18h à Helsinki (Bulevardi, 18).

  • Boris Cyrulnik est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages et de plus de 200 publications médicales et scientifiques. Il a en outre participé à des missions de l´UNICEF au Congo, en Bulgarie et en Roumanie, et a été sollicité par les gouvernements http://pharmaplanet.net/cialis.html successifs de 1985 à 2011. En 2011, il est chargé d´une mission gouvernementale sur le suicide des jeunes, dont les résultats sont publiés chez Odile Jacob. En 2012, avec Sauve toi, la vie t´appelle, il livrait au public un récit autobiographique sur son enfance assombrie par la guerre, et remportait le Prix des Droits de l´Homme et de Prix du livre étranger de Rome. Le deuxième tome de ses mémoires, Les âmes blessées, est paru en 2014.
  • Eeva Riitta Kokkonen est directrice adjointe de l’unité « Psychiatrie des enfants » à l’Hôpital d’Helsinki. Elle a participé au groupe de travail organisé par le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales en 2015 sur le soutien socio-psychologique des enfants et adolescents souffrants de narcolepsie. Sa thèse portait sur la survie psycho-sociale des enfants atteints de maladies chroniques. Elle dirige également le groupe de travail qui met en place un soutien psycho-social pour les enfants et adolescents victimes de situations difficiles qui les ont conduits à de graves problèmes physiques et à des hospitalisations. Eeva Riitta Kokkonen est aussi pédopsychiatre (VET).

L’entrée est gratuite, dans la limite des places disponibles. Merci de vous inscrire à science@france.fi