L’Institut français de Finlande, à l’initiative de la directrice, Jeannette Bougrab, organise une conférence, en présence des ministres français et finlandais de la justice Nicole Belloubet et Antti Häkkänen, à Eurooppasali (Malminkatu 16) à Helsinki le vendredi 24 novembre, veille de la journée internationale des Nations Unies pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Elle a pour objectif de susciter la discussion sur la gravité des violences domestiques faites aux femmes en Finlande, de souligner l’importance de la législation nationale et internationale pour le contrôle de la problématique de la violence, d’aborder le sujet d’un point de vue culturel et comparatif entre la France et la Finlande, ainsi que d’établir des liens entre les spécialistes, autorités et décideurs de la société. La conférence sera modérée par Erja Yläjärvi, Éditeur de Helsingin Sanomat.

La conférence est officiellement acceptée pour son acte en faveur de l’égalité au sein d’un projet 100 actions pour l’égalité des genres, intégré dans le programme officiel du centenaire de l’indépendance de la Finlande en 2017, et lancée et dirigée par Naisjärjestöjen keskusliitto (la Fédération des associations des femmes) et Tasa-arvoasiain neuvottelukunta (le Conseil pour l’égalité des genres).

La conférence sera organisée en anglais.

L’entrée est libre, mais l’inscription est obligatoire dans la limite des places disponibles.

Renseignements complémentaires et inscriptions : institut@france.fi

INVITATION

 

PROGRAMME

08h30 Inscription et petit-déjeuner

09h00-09h10 Introduction

Mme Jeannette Bougrab, ancienne ministre, ancienne présidente de la HALDE, directrice de l’Institut français de Finlande

09h10-09h20 Discours de M. Antti Häkkänen, Ministre finlandais de la Justice

09h20-09h45 Discours de Mme Nicole Belloubet, Garde des Sceaux, Ministre français de la Justice

09h45-09h55 Témoignage d’une victime de violences conjugales qui a réussi à dépasser son traumatisme

09h55-11h00 Table ronde 1 : Une difficile prise de conscience de la prégnance des violences conjugales dans nos sociétés

Mme Anne Meskanen, Ambassadrice pour l’égalité, Ministère finlandais des Affaires Étrangères

Mme Eva Biaudet, Députée et Présidente du National Council of Women of Finland

Mme Pia Puu Oksanen, Directrice, Amnesty International Finland

Kostas Tassopoulos, Directeur, Lyömätön linja

11h00-11h15 Pause

11h15-12h30 Table ronde 2 : Des dispositifs pas toujours suffisants à l’épreuve des faits 

Saara Asmundela, Commissaire de police, Police d’Helsinki

Olli Humalamäki, Président, Viola – Väkivallasta vapaaksi ry (foyers) 

Merja Pentikäinen, Docteur en droit

Kevät Nousiainen, Docteur en droit

12h30 Fin de la conférence

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Selon une enquête de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (2014), la Finlande compte parmi l’un des trois pays les plus violents envers les femmes. Les femmes sont plus fréquemment victimes de violences domestiques que les hommes – trois victimes des violences domestiques sur quatre sont des femmes. Selon les données du Centre des statistiques (Tilastokeskus), en 2016, 8 800 personnes ont été victimes de violences domestiques en Finlande, parmi elles, 5 200 ont subi des violences de la part de leurs partenaires ou ex-partenaires. Les victimes étaient des femmes dans environ 80 % des cas. D’après les statistiques sur les homicides, le deuxième type d’homicide le plus commun est le meurtre des femmes commis par leur partenaire ou ex-partenaire (16 %). Selon un rapport de Terveyden ja hyvinvoinnin laitos (l’Institut de la santé et du bien-être), en 2016, le nombre des victimes – dont 94 % sont des femmes – accueillies en foyers a augmenté de 16 % par rapport à l’année précédente.

Les définitions de l’ONU sur les formes de violence :

Violence à l’égard des femmes doit être compris comme une violation des droits de l’homme et une forme de discrimination à l’égard des femmes, et désigne tous les actes de violence fondés sur le genre qui entraînent, ou sont susceptibles d’entraîner pour les femmes, des dommages ou souffrances de nature physique, sexuelle, psychologique ou économique, y compris la menace de se livrer à de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou privée.

Le terme « violence domestique » désigne tous les actes de violence physique, sexuelle, psychologique ou économique qui surviennent au sein de la famille ou du foyer ou entre des anciens ou actuels conjoints ou partenaires, indépendamment du fait que l’auteur de l’infraction partage ou a partagé le même domicile que la victime.

 

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