Yle Teema continue de célébrer le cinéma français ! En octobre, retrouvez la filmographie complète de Jacques Tati, l’acteur, réalisateur et scénariste français de génie. A travers son observation du quotidien déshumanisé de la société moderne, il a créé une œuvre burlesque qui n’a cessé de confirmer son talent comique. Ayant toujours refusé d’avoir recours à de grosses sociétés de production, il portait un soin tout particulier aux décors et surtout au son de ses films, désireux d’être au plus proche de notre perception quotidienne des voix, des bruits parasites, etc. Jacques Tati c’est aussi bien sûr le comique de gestes avec un visage qui demeure impassible, une silhouette élancée et gauche, et toujours une inadéquation au monde qui l’entoure. A l’occasion de l’anniversaire de ses 110 ans, découvrez ou redécouvrez les films d’une des plus importantes figures du cinéma français.

 

Longs-métrages:

Jour de fête (France, 1949) Le premier long-métrage de Jacques Tati est une comédie captivante qui suit les efforts d’un postier pour moderniser son travail, au moment de la fête annuelle du village de campagne dans lequel il travaille.

 

Les vacances de M. Hulot (France, 1952) La plus célèbre comédie de Jacques Tati où M. Hulot, son personnage un peu maladroit, découvre les joies des stations balnéaires et des vacanciers.

 

Mon oncle (France, 1958) Monsieur Hulot se voit offrir un poste dans l’usine de son beau-frère, et tente tant bien que mal de s’intégrer dans un monde ultramoderne auquel son caractère rêveur est inadapté.

 

Playtime (France 1967) Un nouvel épisode des aventures de Monsieur Hulot, durant lequel celui-ci flâne dans Paris, entre ses bureaux modernes et sa vie nocturne, semant le désordre par sa simple présence.

 

Trafic (France, 1971) Monsieur Hulot tente, de manière désastreuse, de convoyer son invention, une Renault 4L transformée en voiture de camping révolutionnaire, pour la présenter au salon de l’automobile d’Amsterdam.

 

Parade (France/Suède, 1974) Ce téléfilm montre Jacques Tati en maître de piste dans un cirque, où il présente une succession d’attractions, puis ressuscite ses anciens numéros de mime.

 

L’illusioniste (France, 2010) Ce dessin animé plein de tendresse de Sylvain Chomet reprend un scénario de Jacques Tati, dans lequel un illusionniste en fin de carrière parti tenter sa chance au Royaume-Uni rencontre Alice, une jeune fille qui le prend pour un vrai magicien.

 

 

 

Courts métrages :

 

On demande une brute (France, 1934) Dans ce premier court-métrage de Jacques Tati, un grand jeune homme timide et réservé est amené par les circonstances à disputer une très violente partie de boxe. Réalisateur: Charles Barrois.

 

Gai dimanche (France, 1935) Jacques Tati et le clown Rhum forment un couple de vagabonds-gentlemen qui tentent de redonner forme à leurs costumes trois pièces après avoir passé la nuit sur une bouche de métro. Réalisateur: Jacques Berr.

 

Soigne ton gauche (France, 1936) Un garçon de ferme assiste aux séances d’entraînement d’un boxeur et se laisse entraîner sur le ring dans un combat aux multiples rebondissements. Réalisateur: René Clément

 

L’école des facteurs (France, 1947) Une comédie sur la modernisation des services de poste en France. Jacques Tati reprendra ce sujet pour son premier long-métrage.

 

Cours du soir (France, 1967) Tati, professeur en gags, explique à des élèves un peu bornés les règles élémentaires du comique, démonstrations à l’appui. Réalisateur: Nicolas Rybowski.

 

Dégustation maison (France, 1978) Sophie Tatischeff, la fille de Jacques Tati, réalise un court-métrage récompensé sur la pâtisserie peu commune d’un petit village.

 

Forza Bastia (France, 1978)

En 1978, Jacques Tati réalise un documentaire sur l’équipe de foot corse du SC Bastia, qui s’était qualifiée pour la finale de la coupe de l’UEFA. Le film ne fut diffusé qu’en 2002 après que Sophie Tatischeff, sa fille, en ait réalisé le montage.