Cinéaste aux multiples facettes, Barbet Schroeder fait ses débuts au cinéma par le biais de la critique dans la mouvance de la Nouvelle Vague dans les Cahiers du Cinéma.

Il monte ensuite à 22 ans seulement la société Les Films du Losange, qui produit entre autres de nombreux films d’Eric Rohmer, et dont le catalogue comporte aujourd’hui les films de Michael Haneke et Jacques Doillon.

Schroeder ne se cantonne pourtant pas à la critique et à la production. En plus de jouer régulièrement pour ses amis cinéastes, il est le réalisateur d’une vingtaine de films, fictions et documentaires confondus.

De More (1969, véritable plongée psychédélique dont la bande originale est composée par Pink Floyd), au Mystère von Bülow (1990, tirée de l’histoire vraie d’un couple de milliardaires dont le mari est soupçonné d’avoir plongé sa femme dans le coma, Oscar du premier rôle masculin 1990), en passant par Maîtresse (1975, exploration du sadomasochisme avec Gérard Depardieu et Bulle Ogier), Schroeder touche à des genres très différents, avec un certain goût pour les personnalités extrêmes.

Son dernier film (2017), Le Vénérable W., porte sur les tensions entre les musulmans et les bouddhistes à travers le portrait du moine birman Ashin Wirathu, le leader d’un mouvement anti-musulman au Myanmar, et conclue sa « trilogie du mal » après Général Idi Amin Dada : Autoportrait (1974) et L’Avocat de la Terreur (César du meilleur film documentaire 2008).

Barbet Schroeder est l’invité d’honneur du Midnight Sun Film Festival 2018.
Il y présentera Le vénérable W., Maîtresse, Général Idi Amin Dada : Autoportrait et More.