Un grand nom de la littérature française, assurément. Eugène Ionesco, dramaturge franco-roumain, une des figures majeures du théâtre de l’absurde, auteur de La Cantatrice chauve, toujours jouée dans la mise en scène des années 1950 au Théâtre de la Huchette à Paris, de Rhinocéros, et d’un grand nombre d’autres pièces.

Mais ce que la plupart de ses spectateurs ne savent pas, c’est qu’il a aussi écrit un roman, Le solitaire. Paru en 1973, ce roman raconte le monde contemporain vu à travers le regard d’un homme qui vieillit. À trente-cinq ans, un employé de bureau reçoit un héritage colossal d’un oncle d’Amérique, quitte son travail, s’installe dans un grand appartement en banlieue parisienne, et s’éloigne du monde. Il regarde les gens s’agiter autour de lui, se pose beaucoup de questions et ne comprend plus trop. Le monde s’échauffe, la révolution approche… mais le personnage vieillit et s’étonne, et le temps passe.

Ionesco a également écrit une adaptation théâtrale de ce roman, Ce formidable bordel !

Le roman a été traduit en finnois (Erakko, WSOY, 1976, suom. Olli-Matti Ronimus), et également en suédois (Enstöringen, Bonnier, 1975, översättning Tora Nordström-Bonnier).