Mardi 22 mars, Hubert Védrine, ministre français des Affaires étrangères jusqu’en 2002, a tenu à Helsinki une conférence sur « L’Europe face aux crises : Migrants, Proche et Moyen-Orient, Russie  ». Nos remerciements à tous les participants.

Conférence d’Hubert Védrine à Helsinki, le 22… by francefinlandetv

Helsingin Sanomat publie une interview d’Hubert Védrine, dans laquelle il explique qu’une décennie est un temps très court pour l’humanité mais que durant la dernière décennie, l’UE a connu des changements qui personne n’avait su prévoir, écrit Petteri Tuohinen.

« L’Europe a longtemps eu une vison angélique du monde. Les Européens croyaient qu’ils pourraient influencer le monde à leur guise », déclare M. Védrine qui était ministre des Affaires étrangères jusqu’en 2002.

Il souligne qu’aujourd’hui l’Europe a un visage plus sombre : elle doit faire face à des menaces extérieures, comme le terrorisme ou la crise des réfugiés, mais aussi et surtout intérieures, comme la montée des divisions.

M. Védrine conseille de traiter chacun de ces problèmes séparément, et surtout de ne confier à l’UE que ce qui peut être traité au mieux au niveau européen et de laisser aux Etats les autres décisions.

M. Védrine n’a pas perdu espoir dans l’intégration européenne. « Notre objectif est de sauvegarder le mode de vie européen qui nous rassemble tous. La société européenne est unique ; on n’a pas fait mieux dans l’histoire de l’humanité. Elle n’est pas parfaite mais nous sommes arrivés au plus près possible du bien ».

(Traductions de l’article du Helsingin Sanomat).

A la suite de cette visite, Hubert Védrine a cité la Finlande comme un modèle en matière de géopolitique. Dans un entretien accordé au journal Les Échos, il souligne ce « système à la finlandaise, c’est-à-dire une neutralité géopolitique. Les Finlandais n’aiment pas le terme de « finlandisation ». Ils l’interprètent sous l’angle négatif, comme un peuple soumis. Ce n’est pas vrai, c’est un peuple remarquable qui a protégé sa société. »

Sa venue sur les côtes de la Baltique a semble donc été une source d’inspiration pour l’ancien ministre des Affaires étrangères.

_7019379-630

WP_20160322_006-630

WP_20160322_030-630