Lors de cette soirée, Olli-Philippe Lautenbacher nous présente en français son livre Archipels, œuvre collage de textes et de photographies.
La soirée littéraire est suivie du vernissage de l’exposition des œuvres d’Olli-Philippe Lautenbacher.

Entrée libre

Exposition du 14 mars au 31 mai 2019 à l’Institut français de Finlande


Le livre

Archipels est un livre à deux entrées. Pas de quatrième de couverture, ici, qui vous donnerait des indices sur l’intrigue ou les mensurations de l’auteur, mais deux premières. Une entrée « récit », une entrée « photographies » parsemées d’îlots textuels. Ce n’est pas que l’auteur n’a pas su choisir ni que l’éditeur n’a pas su trancher : c’est une double proposition guidée par le contenu même de l’ouvrage. Au lecteur de plonger comme l’auteur a plongé dans sa mémoire. Des images surgissent, des odeurs remontent, des souvenirs se cachent derrière les écrans. Archipels est un journal de bord d’une traversée de l’oubli en solitaire.

Le mot de l’auteur

Ceci n’est pas un roman, loin s’en faut. Ce n’est pas non plus une biographie calculée et encore moins une chronologie du moi. C’est un plongeon dans une mémoire défaillante, une exploration personnelle d’un passé qui s’effrite, un exercice d’archéologie mnésique, en somme.

La mémoire nous joue des tours à tous, mais existe-t-il un seuil où il faudrait s’en inquiéter ? Quand la chronologie de sa propre vie se fait floue, que les noms des lieux visités s’effacent, que les souvenirs d’événements vécus deviennent incertains et qu’il y a flottement jusqu’au prénom de ses amis proches, ce seuil n’est-il pas indubitablement franchi ?

Ceci n’est pas une autobiographie. C’est une cure, une fouille,  un travail de mémoire sur soi : une mnémosis.

Olli Philippe Lautenbacher vit actuellement en Finlande, dans l’interstice de deux langues et deux cultures. Enseignant de traduction, photographe amateur, cuisinier familial, musicien à ses heures, il cherche volontiers à combiner, dans ce qu’il appelle ses phases créatives, les formes, les origines, les saveurs. Ses études de cinéma, antérieures à celles sur le sens linguistique, expliquent sans doute son intérêt pour la combinaison des modes (son, image, texte) dans la création du sens et la création tout court.